Sécurité en Amérique Latine…

touriste_voyage_perouComme promis à la fin du siècle dernier dans l’article « Partir au Pérou« , voici un article sur la sécurité en Amérique du sud. Il ne faut pas entrer dans la parano mais être très méfiant. Et voici un échantillon de ce qui peut arriver :

le vol à l’arrachée

Vous portez votre pull autour de votre taille (pour cacher vos fesses ou tout simplement parce que vous avez trop chaud). Quelqu’un passe, vous le pique et part en courant. Classique.

Ça m’est arrivé un jour à Lima (Pérou). Sauf que, méfiante comme je le suis, j’avais la main à la taille, tenant fermement mon pull. Lorsqu’il a essayé de me le piquer, l’opération a échouée. Essaie sur quelqu’un d’autre !

Ils ne regardent pas la qualité du pull avant. Pour ma part, il s’agissait d’un vieux polaire réalisé par ma mère grand (tout troué)

Attention aussi aux sacs à main, aux appareils photo…

les taxis

Redoublez (retriplez même) de prudence dans les grandes villes.

Prenez un taxi officiel de préférence. Si vous avez un doute, demandez à l’aéroport (ou « aréoport » comme dirait ma maman !) ou aux compagnies de bus, à un policier dans la rue…

Personnellement, je note discrètement la plaque du véhicule (un autocollant doit l’indiquer également sur le pare-brise) dans le creux de ma main. Pas sur un papier car on peut vous piquer vos affaires…

Si le chauffeur de taxi vous pose des questions, pensez toujours « pourquoi me pose-t-il cette question ». Et répondez intelligemment en fonction. Faites lui comprendre que vous ne voyagez pas longtemps, que vous n’avez pas d’argent…

Quand vous entrez dans le taxi, fermez les portes arrières à clef (en principe, le chauffeur s’en charge).

Et, un conseil : si vous prenez un taxi à votre arrivée à l’aéroport de Lima, négociez en Soles et non pas en Dollars. Vous n’êtes pas Américain !! (et même si vous l’êtes, vous êtes au Pérou !!). Les prix annoncés au départ sont exorbitants, négociez.

La nouvelle mode à Lima pour certains chauffeurs de taxi malveillants est de répandre un gaz qui vous endort. Je vous laisse le soin d’imaginer la suite : viol, vol de sacs, vol d’argent… voire plus.

J’ai eu très peur lors de mon dernier transfert à l’aéroport en pleine nuit.

Parano ou réalité, je ne sais pas. J’ai senti une odeur bizarre. Le chauffeur avait la vitre ouverte de son côté et n’arrêtait pas de me regarder dans le rétro. Je n’ai pas cherché à savoir si je me faisais des idées ou non. J’ai mis mon écharpe de baba-cool autour de mon nez et j’ai ouvert ma vitre pour laisser entrer l’air !!

les pickpockets

Ils font un travail impressionnant. J’avais lu des anecdotes et des conseils dans les guides de voyages. Et pourtant, je suis tombée dans le panneau.

Alors, un conseil, même s’il est long et chiant, lisez et relisez cet article… (jusqu’à le connaître par cœur !!)

La technique est simple : je marchais tranquillement en ville (à Oruro, en Bolivie). Je n’avais rien, ni sac à dos, ni argent. La seule chose que j’avais était mon appareil photo compact, dont la pochette était accrochée par un mousqueton à mon jean. Il ne se voyait que très peu car j’avais un long pull.

D’un coup, je me retrouve avec un truc collant sur la main, comme du praliné (du manjar). Je me retourne pour voir d’où il vient. Un vieil homme me dit « excusez-moi, vous voulez du papier pour vous essuyer ». Dégoûtée avec la main toute collante et puante, je lui dis « non merci, j’en ai ». Et le vieil homme reprend sa route. Je m’étonne après coup et me demande d’où venait ce praliné car le vieil homme n’avait rien dans la main. Puis, je continue ma route. Je vais récupérer mon sac à dos car j’ai un train à prendre et je me rends compte, seulement à ce moment là, que je n’ai plus d’appareil photo dans sa pochette. Fascinant !

pickpocket_voyage

 

Et le clou du spectacle… c’est qu’il m’a fallu réfléchir un bon bout de temps pour savoir où on me l’avait volé et faire le rapprochement entre le praliné, le vieil homme qui m’attire l’attention, la foule… Je ne peux pas vous décrire la colère qui monte à ce moment là. Je suis retournée sur les lieux du crime, en regardant d’un regard tueur tous ces Boliviens qui n’avaient rien fait et ceux qui avaient assisté au crime par le simple fait de se taire, de ne pas dire, de ne pas avertir la « gringa ». Ces personnes qui vendent dans la rue, qui voient ça tous les jours, j’avais envie de foutre un coup de pied dans leur étalage. Vous vous trouvez impuissant. Vous voulez le trouver celui qui vous a volé l’appareil photo et il vous passe toutes sortes d’idées en tête (faire les marchés d’objets volés, revenir le lendemain sur le lieu du crime…) mais vous avez un train à prendre et… COURT, COURT, tu vas le louper…

Il y a des variantes avec de la moutarde, de la sauce tomate,… et tout ce qui peut vous dégoûter sur le coup, vous surprendre. Attention !

J’ai préparé ma vengeance pour un prochain voyage en Bolivie. Je mettrais la pochette de mon appareil photo bien en vue et à l’intérieur, une merde de chien 😐 Que celui qui a le courage de mettre la main dans ma pochette vienne.

Il y a aussi l’attaque au couteau.

Je rentrais seule le soir, à Huaraz (Pérou). Je l’ai fait une centaine de fois ce trajet sans qu’il ne se passe rien… Un jour, un homme arrive en face. Il marche un peu tordu. Il s’approche de moi et me dit :

– « donne-moi ton argent »
– « je n’en ai pas »

Il me montre un couteau (pas si grand que ça finalement). J’insiste :

– « je n’ai pas d’argent » (c’était presque vrai, il me restait 2 ou 3 soles)
– « donne-moi ton argent »

J’hésite et je hausse le ton :

– « JE TE DIS QUE JE N’AI RIEN, LAISSES-MOI TRANQUILLE ! »

Il insiste. Je hausse encore le ton car le mec avait l’air bourré :

– « je n’ai rien, laisse moi tranquille » (j’étais à 10 mètres de la maison en plus…)

Il finit par me dire :

– « non, en fait, ne t’inquiète pas, viens avec moi, je veux juste prendre une photo là bas avec toi » et me montre en coin très sombre…

Et là, j’ai gueulé « laisse-moi TRANQUILLE, non non et non »

Et il est parti !

attaque_voyageJ’ai eu de la chance. Mais ne faites pas comme moi. Si on vous attaque, donnez. Surtout si la personne a une arme car ils n’hésitent pas à tuer.

Attention aux treks dans la cordillère Huayhuash (au Pérou). Beaucoup d’attaques armées ont eu lieu et plusieurs personnes ont perdu la vie. Ils n’hésitent pas à attaquer un groupe, même un grand groupe.

Et, pour finir, ils savent où vous cachez votre argent, ils connaissent la pochette autour de la taille. J’ai un ami qui s’est fait menacer au couteau. Puis, ils lui ont sauté dessus, l’ont fait tomber à terre et sont allés directement voler la pochette qu’il avait à la taille, sous son pantalon.

J’ai honte de vous dire ça après tout ce que je vous ai dis : ne rentrez pas dans la paranoïa. Je voyage seule, j ai passé 7 mois au total en Amérique Latine, et à part ces quelques incidents, j’ai passé un agréable voyage. Je vous ai peut-être donné une mauvaise image de l’Amérique Latine. Ce n’est pas mon but. Mon but est juste d’informer pour que vous sachiez ce qui peut arriver afin que vous restiez sur vos gardes.

Comme dans tout pays, il y a des bons et des mauvais. Voyagez simples !

Si vous avez des anecdotes en rapport avec la sécurité en Amérique Latine, venez partager votre expérience. Elle ne peut être que bénéfique pour les autres…

 

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8 réponses

  1. lupieri dit :

    Ce n’est pas que je soit peureux, mais beaucoup de Péruviennes me mettent en garde par rapport a une escale de 10 heures a Lima, dûe a l’attente du prochain avion pour arequipa. Est il déconseillé de quitter l’aéroport, de nuit? l’aéroport est il sécurisé. Vais je devoir passer mon temps a surveiller les gens et me méfier?

  2. planetemonde dit :

    Salut,
    Tu arrives à quelle heure à Lima ?
    Tout dépend de ce que tu veux faire. Si tu veux aller à un endroit précis de Lima, dont tu as l’adresse, il vaut mieux t’y rendre avec un taxi officiel. Si tu ne connais pas, c’est assez déstabilisant de voir tous ces taxis à la sortie de l’aéroport. On ne sait pas lequel prendre et attention, surtout la nuit… En plus, je suppose que tu auras avec toi un sac à dos. Donc, à moins de te rendre dans un hôtel… et est-ce que ça vaut le coup pour 10 heures ? sachant que tu devras te rendre au moins 1 heure, voire deux heures avant le départ du prochain avion à l’aéroport.
    Je te déconseille d’errer autour de l’aéroport, surtout la nuit. Même les péruviens disent que ce n’est pas conseillé.

  3. lupieri dit :

    oui, merci de ta réponse, en fait, je vais arriver le 15 novembre prochain vers 17h30 a l’aeroport de lima. Mon prochain avion est a 06h heure, le 16, Lima, direction arequipa. Je crois que je vais rester dans l’aeroport. Sûrement, c’est la solution la plus sage. Et puis, je me fais une montagne de cette escale, mais peut être l’aeroport est assez animé pour y rester 10 ou 11heures de suite…..

  4. planetemonde dit :

    Ahhhh… mais 17h30, ce n’est pas tard. Je pensais que tu arrivais dans la nuit. Tu peux te rendre dans un hôtel si tu veux mais ça ne vaut pas bien le coup car tu vas payer le taxi aller-retour, l’hôtel et te lever très tôt pour prendre ton autre avion. Mais c’est sûr que 10/11 heures d’escale… ce n’est pas très agréable… apporte de quoi t’occuper sinon tu vas péter un cable !!!

  5. lupieri dit :

    ok, merci pour tous ces renseignements. C’est mon premier voyage au perou, Il est vrai que j aurai pu m’organiser autrement, et prendre le bus pour arequipa. Mais le temps de route est long, a ce que j ai compris. L’avantage et que j’aurai été mieux dans le bus que dans l’aeroport pour me reposer, (A savoir encore s’il y avait bus aux heures de mon arrivée.) Peut être aussi en prenant un billet pour Lima, et non Aréquipa, j’aurai trouvé un autre avion plus tôt, a mon arrivée? Cela n’est pas grave; seul le plaisir d’aller dans ce pays compte pour moi. Merci pour tout. Jeanmi.

  6. Mike@VDN dit :

    Bonjour,
    La sécurité, selon qu’on est un homme ou une femme, cela change. Je vis au Guatemala et plusieurs amies m’ont déjà dit avoir fait l’objet d’attitudes désagréables de beaufs machos et, au pire, d’attouchements en plein jour, dans la rue.
    Personnellement, les 2 occasions où j’ai été confronté de façon concrète et immédiate à l’insécurité, ce furent 2 extorsions alors que je promenais hors sentier, sans avoir pris de précaution ni de renseignement. Racket sous menace de machette la 1ère fois au lac Atitlan, la 2nde fois près d’Oaxaca.
    Un conseil pour le pognon : mettez-le sous vos semelles, dans la chaussure. Il est très peu vraisemblable qu’un racketteur aille chercher le pognon là.
    SAlutations,
    M

    • Alexandra dit :

      Oui, même avec toutes les précautions, on n’est pas à l’abri d’un coup de malchance aussi, se trouver à un endroit au mauvais moment. J’imagine que ces 2 fois où tu as été confronté à l’insécurité, c’est sur une période de temps assez longue, non ? Cela fait combien de temps que tu vis au Guatemala ?
      Mes parents ont voyagé à vélo dans ce beau pays et ne se sont pas sentis du tout en insécurité, même si au début, de voir énormément de vigiles armés devant les magasins ou des gros fils barbelés et barreaux aux fenêtres des maisons les ont surpris.
      Merci pour la cachette sous les semelles des chaussures ! Il ne faut pas prendre l’eau mais sinon, c’est une bonne idée !!

  1. mars 16, 2015

    […] Le vol de mon appareil photo à Puno, en Bolivie, lors de mon voyage en Amérique Latine. Et surtout… l’après vol ! […]

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